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Localisation: Paris, France
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| Le collège central |
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Posté le: Jeu Mai 08, 2008 11:43 am
Sujet du message:
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| Edom a écrit: |
Je poursuis le débat engagé sur le collège central dans le post "Méthode de gestion de l'organisation des témoins de Jéhovah".
| Zouzouspetals a écrit: |
| Pour l'ensemble des chrétiens, vraiment ?!? |
Absolument ! |
Je ne crois pas.
| Edom a écrit: |
| Citation: |
7 hommes pour distribuer la nourriture, c'est cela que vous appelez une "décision importante pour l'ensemble des chrétiens" ?
Je ne nie pas qu'il y ait eu, à Jérusalem, un groupe d'hommes, constitué en premier lieu des apôtres du Christ, mais également de certains anciens comme Jacques, le frère du Seigneur.
La congrégation de Jérusalem devait s'organiser, face à l'afflux des nouveaux convertis. Rien d'étonnant à ce qu'elle se soit dotée d'un conseil d'anciens. |
Ne déformez pas mes propos. Cette décision était prise pour le bien de la communauté chrétienne composée, à l'époque, de juifs seulement. |
En Actes 9:1,2, on peut lire : "1 Mais Saul, respirant encore menace et meurtre contre les disciples du Seigneur, se rendit chez le grand prêtre 2 et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin qu’il puisse amener liés à Jérusalem tous ceux des membres de La Voie qu’il trouverait, hommes et femmes."
A l'époque du meurtre d'Etienne (qui est cité en premier parmi les 7 hommes pleins d'esprit et de sagesse choisis pour les distributions quotidiennes de nourriture, selon Actes 6), il existait donc à Damas un groupe de chrétiens suffisamment important pour que Saul demande au grand prêtre des lettres pour les traduire en jugement. Avaient-ils été concernés par la distribution quotidienne de nourriture ? Pensez-vous que chaque jour, Etienne et ses six compagnons aient fait le déplacement de Jérusalem à Damas ? Avec quel moyen de locomotion auraient-ils pu faire l'aller-retour tous les jours ?
| Edom a écrit: |
| Citation: |
| Mais les décisions de ce conseil étaient-elles propres à la congrégation de Jérusalem, ou s'appliquaient-elles à l'ensemble des congrégations du monde d'alors ? |
Lorsque cette décision fut prise, le christianisme n'avait pas encore franchi les frontières juives. Donc, oui, ces décisions s'appliquaient à l'ensemble des congrégations du monde d'alors. |
Cf l'exemple précédemment cité de Damas. Qu'entendez-vous par "frontières juives" ? Et à combien de kilomètres les estimez-vous ? Car, encore une fois, pour qu'une telle mesure ait pu être appliquée à "l'ensemble des congrégations du monde d'alors", il ne faudrait pas que les chrétiens aient été séparés par plus de quelques kilomètres.
| Edom a écrit: |
| Citation: |
| Je crois, au vu de cet exemple, que ses décisions restaient locales. |
Auraient-elles pu concerner des congrégations situées hors du territoire juif ? Si oui, je serais curieux de savoir lesquelles ? |
Damas, par exemple, ou bien Césarée et Joppé, où se situe l'épisode décrit en Actes 10 : Pierre, qui loge à Joppé, "chez un certain Simon, un tanneur, qui a une maison près de la mer." (donc pas la porte à côté de Jérusalem), reçoit une vision sur ce que Dieu considère comme pur ; de là, il se rend le lendemain à Césarée, à la demande du centurion Corneille, "avec quelques-uns des frères qui étaient de Joppé" (tiens, il y avait donc des chrétiens à Joppé, en bord de mer, loin de Jérusalem). Le récit mentionne que, de Joppé à Césarée, le voyage leur prit une journée.
Croyez-vous toujours que "cette décision (de choisir 7 hommes pour la distribution quotidienne de nourriture) était prise pour le bien de la communauté chrétienne" dans son ensemble ? Ou bien s'agissait-il d'une mesure locale ?
| Edom a écrit: |
| Citation: |
L'apôtre Paul va à la rencontre des apôtres, car le problème émanait de chrétiens de Jérusalem, dont il dit, en Galates 2:4 : "à cause des faux frères introduits furtivement, qui s’étaient glissés [parmi nous] pour espionner notre liberté, celle que nous avons dans l’union avec Christ Jésus, afin de nous réduire complètement en esclavage.."
Autrement dit, certains judéo-chrétiens ont demandé que les nouveaux convertis suite à la prédication de Paul soient circoncis, et Paul et Barnabas sont allés porter le débat devant le groupe d'anciens des chrétiens concernés. La réponse a été un compromis : pas de circoncision pour les gentils qui se convertissaient, vers qui l'apôtre Paul avait été envoyé, tandis que les anciens de Jérusalem s'occupaient des convertis circoncis car issus du judaïsme. |
Paul, apôtre et israélite, n'aurait-il pas pu lui-même résoudre le problème de la circoncision ? Ne fût-ce qu'avec l'apôtre Barnabas qui était pour sa part lévite ? Pourquoi avoir était à Jérusalem alors qu'en matière de loi mosaïque il s'y connaissait parfaitement et était manifestement en mesure de régler le litige ? Peut-être, tout simplement, se soumettait-il à la direction d'une commission, d'un collège ou d'un comité, à l'exemple de celui qu'il consulte une fois arrivé à Jérusalem.
La question de la circoncision devait être tranchée. Paul savait pertinemment qu'elle marquerait une rupture avec le judaïsme. En effet, La question était importante puisque doctrinale. Ce faisant, il ne pouvait se soustraire au comité, localisé à Jérusalem et composé d'apôtres et d'anciens, pour aborder le problème auquel il se heurtait.
Au passage, notez que le débat collégial conclut, non seulement, sur la circoncision, mais aussi sur d'autres points doctrinaux. Visiblement, ce comité jouait un grand rôle dans la communauté chrétienne. |
Je vous renvoie à la lecture du chapitre 15 du livre des Actes, qui débute ainsi : "1 Et certains hommes descendirent de Judée et se mirent à enseigner aux frères : “ Si vous ne vous faites pas circoncire selon la coutume de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. ” 2 Mais après qu’une dissension et une discussion assez graves furent survenues entre Paul et Barnabas [d’une part] et eux [d’autre part], on décida que Paul et Barnabas et quelques autres d’entre eux monteraient vers les apôtres et les anciens à Jérusalem, à propos de cette discussion."
C'est donc parce que les chrétiens "perturbateurs" venaient de Judée et que la discussion a pris de l'ampleur, que Paul et Barnabas sont montés à Jérusalem.
Le récit se poursuit ainsi (versets 3 et 4) : "Ces hommes donc, après avoir été accompagnés un bout de chemin par la congrégation, traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant en détail la conversion des gens des nations, et ils causaient une grande joie à tous les frères. 4 Quand ils arrivèrent à Jérusalem, ils furent aimablement accueillis par la congrégation et les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait par leur moyen."
D'après l'apôtre Paul aux Galates, cela eut lieu 14 ans après sa conversion. Et bizarrement, le "Collège Central" dirigeant "l'oeuvre mondiale de prédication" de l'époque, ignorait encore la "conversion des gens des nations". Comment peut-on penser qu'il en aurait pris l'initiative, et que cela se serait passé sous son contrôle ?
| Edom a écrit: |
| Citation: |
| Et tous ces nouveaux chrétiens, convertis par Paul, s'ils reconnaissaient l'autorité morale de ceux qui avaient côtoyé le Christ, ne comptaient pas sur eux pour leur dicter des ordres et la façon de s'organiser. |
Erreur ma chère Zouzouspetals !
Or, comme ils passaient par les villes, ils remettaient à ceux qui se trouvaient là, pour qu’ils les observent, les décrets qu’avaient arrêtés les apôtres et les anciens qui étaient à Jérusalem. Vraiment donc, les congrégations continuaient à s’affermir dans la foi et à croître en nombre de jour en jour. (Actes 16:4 et 5) TMN |
Si vous lisez les verset qui suivent (6 à 10), vous constaterez que c'est l'esprit saint qui dirige les missionnaires, leur interdisant certaines régions, les envoyant vers d'autres. D'ailleurs, tout en transmettant aux congrégations les "décrets" des apôtres, Paul ne les applique pas à la lettre, puisqu'il décide de circoncire Timothée "à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là".
Ce qui vous échappe, c'est que, dans l'Antiquité, les moyens de déplacement et de communication n'étaient pas semblables aux nôtres ; les voyageurs transmettaient les nouvelles d'un groupe à un autre, au rythme de leurs pérégrinations (qui pouvaient prendre des mois voire des années). Il n'y avait pas d'informations en temps réel. D'où l'autonomie obligée des différents groupes, et l'impossibilité d'une gestion centralisée. Même l'empereur romain s'appuyait sur des potentats locaux pour diriger son vaste empire ; alors une poignée de chrétiens de Jérusalem, vous pensez bien comme ils avaient les moyens de diriger une oeuvre mondiale !
| Edom a écrit: |
| Citation: |
| D'ailleurs, si la communauté chrétienne n'avait été qu'une seule organisation avec à sa tête un conseil centralisé, pourquoi ces lettres pastorales de l'apôtre Paul ? |
J'avoue ne pas vous suivre... |
Vous postulez l'existence d'un "Collège Central" antique, qui aurait dirigé depuis Jérusalem l'ensemble de l'oeuvre chrétienne. Or, le livre des Actes et les épîtres de Paul attestent du contraire : les apôtres ont organisé les groupes de Jérusalem ; ils sont également intervenus pour régler la dissension entre les chrétiens d'origine juive (venus de Jérusalem) et les nouveaux convertis issus des nations.
Mais ils ne dirigeaient pas les missionnaires, tels Paul, Barnabas, Timothée, qui se laissaient guider par les circonstances et par l'esprit saint pour aller fonder des congrégations parmi les nations. Et ces congrégations des nations ne recevaient pas des lettres directives du collège de Jérusalem, mais de leur fondateur.
Pourquoi aurions-nous conservé dans la Bible uniquement les épîtres d'un particulier, si la communauté chrétienne dans son ensemble était géré par un conseil centralisé situé à Jérusalem ? Où sont les lettres pastorales du "collège central" ? |
_________________ Ne réponds pas à un homme stupide selon sa sottise, de peur que tu ne deviennes pareil à lui, toi aussi.
Réponds à un homme stupide selon sa sottise, de peur qu’il ne devienne un sage à ses yeux.
(Proverbes 26:4,5, TMN)
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