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| les enfants de témoins de jéhovah et les anniversaires |
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Posté le: Jeu Nov 11, 2004 4:44 am
Sujet du message:
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Ne te fâche pas, Desertdweller, j'ai bien compris!
Les Témoins de Jéhovah ne célèbrent pas davantage les anniversaires de la mort de leurs compagnons dans la foi ou de leurs proches. Rien dans les Ecritures ne justifie une telle observance. La source que tu cites se réfère à l'attitude des chrétiens de Smyrne vis à vis des os de "St Polycarpe" qu'ils avaient placés dans un endroit particulier où ils s'assemblaient pour célébrer "l'anniversaire de son martyre". Les Ecritures ne cautionnent en rien telle attitude. Au contraire, l'histoire montre que plus tard, une telle pratique amena au culte des reliques, à propos duquel A. Hislop fait remarquer:
"Rien ne caractérise Rome comme le culte des reliques. Partout où l'on ouvre une chapelle, partout où l'onconsacre une église, il manque quelque chose s'il n'y a pas la relique d'un saint ou d'une sainte pour sanctifier ce lieu. Les reliques des saints et les os pourris des martyrs forment une grande partie de la richesse de l'Église. C'est à cause de ces reliques qu'on a pratiqué les plus grossières impostures ; les histoires les plus absurdes ont été racontées sur leur pouvoir merveilleux, et cela par des Pères qui ont un nom fameux dans les annales de la chrétienté" - Les deux Babylones, le culte des reliques.
Comme l'avait dit Paul, "la parole inspirée dit clairement que dans les périodes à venir quelques-uns abandonneront la foi, faisant attention à des paroles inspirées trompeuses et à des enseignements de démons" - 1 Timothée 4:1.
La deuxième source citée parle de ceux qui considéraient le jour de la mort comme une naissance "pour la liberté du Sauveur", "pour vivre dans la seule justice". Quand Ambroise écrivit ce qui est rapporté dans cette citation, au IV° siècle, certains pensaient que l'âme du défunt survivait à la mort du corps, et pouvait jouir ainsi de la "liberté du Sauveur", pour "vivre dans la seule justice". Cette conception ne reposait nullement sur les Ecritures, mais plutôt sur le néo-platonisme, comme le reconnaît la Nouvelle Encyclopédie catholique, tome XIII, pp. 452, 454:
"Le concept chrétien selon lequel l'âme spirituelle est créée par Dieu et insufflée dans le corps à la conception pour faire de l'homme un tout vivant est le fruit d'un long développement de la philosophie chrétienne. Il fallut attendre Origène [mort vers 254] en Orient et saint Augustin [mort en 430] en Occident pour que l'âme soit définie comme une substance spirituelle et pour que soit formé un concept philosophique de sa nature. (...) Sa doctrine [celle d'Augustin] (...) devait beaucoup (y compris certains défauts) au néo-platonisme."
Le concept de l'immortalité de l'âme, de sa survivance à la mort du corps, faisait donc partie des "paroles inspirées trompeuses et des enseignements de démons" qui se sont progressivement infiltrés dans l'Eglise primitive au cours des siècles qui ont suivi l'ère apostolique. Ambroise se réclamait de cette croyance.
Pour un examen détaillé de cette question, consulter l'ouvrage de Samuele Bacchiocchi : Immortality or Resurrection
Les Témoins de Jéhovah rejettent les pratiques liées aux doctrines païennes qui se sont infiltrées très tôt dans l'histoire de l'Eglise .
Maintenant, comme beaucoup de leurs semblables, particulièrement à la date anniversaire de la mort de leurs chers disparus, les Témoins de Jéhovah ont une pensée particulière pour celles et ceux qu'ils ont perdus. Cela est bien naturel.
Bien cordialement,
Didier |
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