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| [le nom de Dieu] Jéhovah et sa signification |
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Posté le: Mar Avr 03, 2007 4:04 pm
Sujet du message:
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| Thiebault a écrit: |
A ma question qui était de savoir si, pour vous, la TNM était la meilleure traduction, cher Didier, vous m'écrivez que la TNM est une très bonne traduction. Je ne suis pas d'accord avec vous sur le mot "traduction". Il s'agit d'une réelle interprétation qui tend à dissiper les preuves, formelles ou non, de la divinité de Dieu. Par l'adjonction de certains mots. Un exemple, le verset 9 du chapître 14 de l'Evangile selon Jean :
Bible TOB ... Celui qui m'a vu a vu le Père. ...
Bible Thompson ... Celui qui m'a vu a vu le Père. ...
Bible Segond ... Celui qui m'a vu a vu le Père. ...
Bible TNM ... Qui m'a vu a vu le Père [aussi]. ...
Texte original grec ... o éôrakôs émé éôrakén ton patéra. ...
Ce mot, qui peut sembler anodin, ne reflète pas l'exactitude de la personnalité de Dieu |
Je voudrais vous poser une question, Thiebault. Que pensez-vous de la manière dont la TOB rend Jean 12:45:
« Celui qui me voit , voit aussi celui qui m’a envoyé » (c’est moi qui souligne).
Ce verset se lit ainsi dans le texte grec: « ho theôrôn eme theôrei ton pempsanta me » (littéralement le voyant moi voit l‘ayant envoyé moi).
Voyez-vous où je veux en venir? Vous remarquez bien évidemment que l’adverbe « aussi » ne figure pas dans le texte grec de Jean 12:45, ce qui n’empêche pas la TOB de le rajouter. Vous trouverez un exemple similaire en Jean 13:20.
A votre avis, Thiebault, Jésus n’exprime-t-il pas en Jean 12:45 une pensée similaire à celle de Jean 14:9?
Plusieurs versions rajoutent l’adverbe « aussi » dans ce dernier passage car la syntaxe le suggère:
« celui qui m'a vu, a vu aussi le Père » - Crampon; 1923
« celui qui m’a vu, a aussi vu mon Père » - Kuen
« celui qui m’a vu, a vu aussi le Père » - Wycliffe New Testament
« la personne qui m’a vu, a vu mon Père aussi » - Worldwide New Testament
Cet adverbe « aussi » est d’autant plus justifié qu’il apparaît clairement dans le texte grec quelques versets auparavant:
« vous croyez en Dieu, croyez aussi [grec: kai] en moi » - Jean 14:1; TOB
« Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi [grec: kai] mon Père » - Jean 14:7; Segond.
| Thiebault a écrit: |
| Le problème vient du fait que Jésus n'ait pas déclaré directement, explicitement, qu'il est Dieu. S'il l'avait fait, il aurait exclu le Père et l'Esprit Saint. C'est pour cela qu'il a utilisé l'expression Je suis, comme je l'ai déjà expliqué dans une autre contribution sur ces forums. Cette formule Je suis fait directement référence au passage de l'Exode 3;14 où Dieu s'annonce à Moïse. Dieu qui lui disait Je suis qui je serai et Jésus disant Je suis. |
Thiebault, l’expression « Je suis » que l’on rencontre dans plusieurs versions de la Bible en Jean 8:24,28,58 ne peut se rapporter aux paroles que Dieu adresse à Moïse selon Exode 3:14, et cela pour plusieurs raisons dont vous pouvez prendre connaissance dans les articles que j’ai consacrés à ces versets sur mon site:
http://perso.orange.fr/nw/ex314.htm
http://perso.orange.fr/nw/jn858.htm
| Thiebault a écrit: |
| Jésus s'est effectivement proclamé Fils de Dieu, et on retrouve ces passages aux endroits que vous citez dans l'Evangile. Mais est-ce suffisant pour tenter de prouver que Jésus n'est pas Dieu lui-même ? Non, bien sûr. |
Les Témoins de Jéhovah voient en Jésus le personnage que le prophète Isaïe a décrit en ces termes: « On l’appellera du nom de Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père éternel, Prince de Paix » - Isaïe 9:6; MN.
Nous croyons en Jésus, ce « Dieu fort » qui occupe une place prépondérante dans l’accomplissement du dessein divin. La question est donc bien de savoir si ce « Dieu fort » jouit des mêmes prérogatives que celui dont il est question au verset suivant et à propos de qui Isaïe écrit: « Le zèle même de Jéhovah des armées fera cela » - Is. 9:7. C’est donc Jéhovah qui « fait » que le Messie soit appelé « Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père éternel, Prince de Paix ».
Réfléchissez, Thiebault. Si le Messie se voit attribuer ces noms glorieux de par le « zèle » de son Père, Jéhovah, cela signifie-t-il qu’il occupe une place d’égalité avec lui? Quand quelqu’un reçoit un insigne privilège, n’est-ce pas de la part d’un supérieur qui a autorité sur lui?
Le pouvoir que Jésus détient dépend directement de son Père. Evoquant entre autre ce pouvoir sur les nations, Jésus lui-même reconnut ce fait: « Le vainqueur, celui qui garde jusqu’à la fin mes œuvres, je lui donnerai pouvoir sur les nations, et il les mènera paître avec une verge de fer (…) de même que moi aussi j’en ai reçu pouvoir de mon Père » - Apocalypse 2:26-28; TOB
Vous comprendrez donc, Thiebault, pourquoi Jésus appelle son Père « mon Dieu » quelques versets plus loin (Apoc. 3:2,12).
Bien cordialement,
Didier
PS: L'adjectif " un " (grec: 'hen'), en Jean 10:30, traduit une unité de pensée et de but, non de personnes, ni d'essence. Commentant les paroles de Jésus rapportées dans ce verset, " Moi et le Père nous sommes un ", J. Calvin ecrivit:
" On a de coutume de prendre ce passage pour prouver que Jésus Christ est d'une même essence avec son Père. Mais la déduction de ce texte montre que Jésus Christ parle plutôt de l'accord et consentement qu'il a avec son Père, que de l'unité de substance " – Evangiles de Robert Estienne, note de Calvin |
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